3° quart du XIlle siècle, avant 1260
En 1978, lors des fouilles de l’église Saint-Pierre, le linteau de la porte du croisillon nord donnant sur le cimetière a été déposé. Le constat a été fait que sa face cachée comportait un bas-relief gravé. L’archéologue Marc Durand émit l’hypothèse de son réemploi lors des travaux d’agrandissement de l’église aux XV*-XVI° siècles. Cette dalle montre un paysan tenant des deux mains les mancherons d’une charrue. Le personnage paraît dépourvu de jambes. Bien que son corps soit de face, son visage est de profil. Un capuchon lui couvre partiellement la tête. La charrue se compose d’une roue à six rayons réalisée au compas à pointe sèche, d’un soc et d’un coutre (grand couteau vertical). Aucune bête de trait (bœuf ou cheval) n’est représentée. Cet instrument s’est progressivement répandu dans les plaines occidentales entre le Xe et le XIlle siècle.
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